Bien débourrer un cheval

Chez nous les humains, notre vie est marquée par quelques événements d’importance comme la naissance, le baptême (ou la première communion-je ne sais plus-je suis un peu athée au fond), les diplômes, le mariage, le premier boulot, la retraite, la mort.

Alors quand pour notre cheval on organise un débourrage, c’est un peu comme mettre en œuvre à la fois les révisions du bac, la première nuit de noce et le premier job. En clair: c’est méga important et on flippe « rien qu’à l’idée » !

On s’est donc lancé à la recherche d’une méthode digne de la quadrature du cercle: douceur et fermeté. Extrêmement facile à énoncer mais très difficile à équilibrer, un peu comme de chercher sur un marché des tomates à la fois mûres et fermes. Ajoutez à cela les « conseilleurs » qui ne sont que rarement les payeurs et qui font pourtant légion dans ce milieu de passionnés, vous vous rendez compte que l’objectivité est aussi difficile à trouver qu’un cure-pieds au milieu d’une botte de paille le jour de nettoyage des box.

Une frisonne de 5 ans ayant déjà pouliné et qui semble avoir un caractère marqué et une certaine assurance. Une bourrique pour être plus clair 😉

A notre gauche nous avons choisi au départ un cavalier professionnel adepte de l’éthologie à la façon Canadienne. Ne me demandez pas ce que c’est exactement je serais incapable de vous en parler. Néanmoins il agissait avec les autres chevaux de l’écurie avec une douceur incontestable tout en prenant un temps indéniable à laisser venir le cheval à lui.

Oui, mais… il y a avait un mais. Le caractère réticent de la jument doublé de la jeunesse du cavalier-éthologue-canadien saupoudré par une bonne rasade d’incompréhensions humaines mutuelles ont fait qu’au bout de 7 semaines la jument n’avançait pas dans son éducation… voir pire… régressait.

Changement radical de notre côté: abandon de la méthode éthologique …non pas qu’elle soit mauvaise mais au contraire demande de la qualification et du discernement ( 5 ans d’études à l’université quand même pour être éthologue, vous le saviez ? ) et reprise en main par nos soins avec deux mots clés: présence et travail au sol.

Après 15 jours de travail, elle était prête à la séance finale: le débourrage par la méthode Nicolas Blondeau dont le patron de notre écurie est un adepte. Alors nous avons filmé ce grand moment dont il faut retenir quelques éléments avant de visionner un montage qui – forcément – ne rends pas compte de la réalité du travail effectué pendant cette séance qui a duré 3 heures:

  • La séance était pondérée par des petits repos dans le box de la jument
  • Le box filmé n’est pas le box de la jument mais un box dédié aux débourrages. Il n’y a pas de confusion donc entre l’espace de travail ou de repos.
  • La contrainte principale est la voix. Le stick est là juste pour la désensibilisation.
  • Une partie importante du travail c’est fait au sol dans le manège (approche et entrée dans un van, ordres à la voix)

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