Horsenality ou personnalité du cheval quelles sont elles ?

J’ai commencé à suivre ce qui se dit sur cheval.me, il y a à peine quelques mois. Je désire tout de suite mettre certains points au clair. Je ne suis pas une personne qui fait de l’équitation depuis longtemps. J’ai commencé cette expérience alors que ma vie adulte était bien amorcée. Je ne prétends pas avoir la vérité et suis disponible à entendre différents points de vues. Je ne suis pas puriste et j’aime par dessus tout avoir du plaisir avec mes bêtes. À ce jour, j’ai l’impression d’avoir assez bien réussi. J’ai été supporté par diverses personnes pratiquant le horsemanship (équitation éthologique), dont Richard Thompson (connu aux États-Unis, en Angleterre, en Australie et au Canada)  et Charles-Étienne Ménard (artiste entraîneur de Cavalia depuis l’automne dernier).  D’autres personnes m’ont également guidé par de nombreux conseils que j’ai expérimentés et triés pour finalement me faire une opinion.

Avant toute chose, quelques principes doivent d’abords nous revenir à la mémoire. Le cheval est une proie et il recherche la vie de troupeau pour assurer sa sécurité. Au sein du cheptel, il existe une hiérarchie et celle-ci sera à l’occasion remise en question. Une fois la hiérarchie établie, ces animaux vivent très bien dans ce cadre. Le leader est suivi par ses congénères et dirige le troupeau.

Au niveau physique, le cerveau des chevaux est un peu comme celui de l’homme, en ce sens qu’il est divisé en deux hémisphères. Contrairement à nous, il y a peu de ponts entre les deux cerveaux. Cela explique pourquoi en randonnée le cheval identifiant un vieux bus stationné à l’allée sera possiblement surpris de le revoir au retour.  Il le verra  de son autre oeil et l’information ira à l’autre cerveau. Il ne savait pas qu’il y avait un bus de stationné. Cela explique en partie les peurs subites des chevaux. Je tourne les coins ronds pour les détails, je présume que tous ont expérimenté le phénomène. L’oeil gauche (cerveau gauche) est amical et créatif alors que le droit (cerveau droit) est celui à la recherche d’un éventuel prédateur.

Pour déterminer le type de horsenality de son cheval, on utilise deux échelles perpendiculaires qui permettent de tracer un diagramme. Selon les résultats de la position de chacun de ces axes, il en résulte un profil déterminant : une horsenality.

Un des axes est la prédominance du cerveau droit ou du cerveau gauche. L’autre axe est en fonction du côté intraverti ou extraverti de l’animal.

Les chevaux dit cerveau droit ont tendance à être :

  • soumis
  • effrayés
  • non confiants
  • nerveux
  • réactifs

Les chevaux dit cerveau gauche tant qu’à eux sont plus :

  • dominants
  • braves
  • confiants
  • calmes
  • tolérants

Les chevaux plutôt extravertis sont quant à eux :

  • plus haut en énergie
  • plus énergétique – plus de  « GO »
  • plus rapides
  • plus centrés à courir

Les chevaux plutôt introvertis sont quant à eux :

  • bas en énergie
  • plus « WHOA »
  • lents
  • plus immobiles – tendance à l’arrêt

Nous retrouvons donc 4 types de horsenality soit, cerveau droit extraverti, cerveau droit introverti, cerveau gauche extraverti et cerveau droit introverti.

Chacun de ces types a ses forces et ses limites. Il n’y a pas de type parfait. Il y a par contre des horsenality qui peuvent ne pas correspondre à notre propre personnalité. De plus, il est question ici de majeure et non pas de constance. Il est fréquent, selon les stresseurs (stimuli), qu’un cheval passe d’un type à un autre. Le changement peut être aussi radical que de passer à un profil totalement opposé pour un certain temps. Le cavalier doit être en mesure de reconnaître ces situations et de s’ajuster rapidement. Idéalement, ramener le niveau d’énergie de son animal dans ses sphères de confort qui sont propres à sa propre horsenality. Qui n’a jamais rencontré un cheval qui a comme qui dirait « sauté sa coche » ?

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