La zoothérapie, l’équitherapie, le cheval un super remède aux maladies

Un sujet qui concerne en fait plus de monde qu’on ne le pense, peut-être, et qui finalement, quelle que soit la maladie, aboutit aux mêmes problématiques, je crois. Comment surmonter le handicap physique de la maladie, la douleur, la diminution de ses facultés physiques, quand on doit gérer 500 kilos, parfois bien musclés et bien gazés ? Pour nous, cavaliers et surtout cavalières adultes, ne nous voilons pas la face : l’équitation, à elle seule, est souvent source de gros stress et de frayeur. Une mauvaise chute, quelques os cassés, c’est si vite arrivé, et si handicapant dans une vie quotidienne d’adulte… Conduire, travailler, s’occuper des enfants pour celles qui en ont, ou même simplement de la maison, faire les courses… Tant de tâches quotidiennes qui tout à coup se transforment en missions impossibles ou dignes d’un Indiana Jones, tant de responsabilités à assumer face auxquelles on est soudainement démunies.  Et même sans l’avoir jamais vécu, on sait que c’est toujours une possibilité, qu’un jour ou l’autre on peut mal tomber… Nous n’avons plus l’insouciance des petites cavalières de poney-club talonnant hardiment leurs montures pour les faire galoper ventre à terre.
Mais quand on sent aussi son corps lâcher, la peur redouble. Peur qu’il nous fasse défaut au mauvais moment, peur de le trahir nous aussi en le poussant trop loin. Gérer l’équilibre entre ses envies, sa passion, et la raison, ses limites… Toujours un équilibre délicat, et souvent la culpabilité aussi d’en avoir peut-être trop demandé et de ne pas avoir assez respecté son corps, cet ami-ennemi qui nous a trahis le premier mais qui exige malgré tout d’être choyé, comme un chien qui mendierait des caresses après nous avoir mordus. Faute de quoi, il finit par nous le faire payer.
Sans compter que tout se mélange dans les sensations et dans la tête : là, maintenant tout de suite, je me sens mal, pourquoi ? Est-ce mon corps, est-ce physique ? Ou est-ce simplement de l’anxiété ? Est-ce monter à cheval qui provoque le stress, ou est-ce que cela met simplement en lumière une angoisse plus profonde ? Est-ce que je « m’écoute trop », comme on l’entend souvent, en ces termes ou en d’autres, à voix haute ou en filigrane, de gens que l’on se prend tout à coup à rêver de voir à notre place, voir comment eux s’en tireraient d’ailleurs… Ce sont aussi des questions qui taraudent, car l’exigence physique de l’équitation nous met à chaque séance face à nos limites et à notre « anormalité ».

L’équitation, la relation avec le cheval est bonne pour nous. Vivre sa passion est toujours bon dans un univers où le plaisir est tout à coup devenu rare, mais il faut savoir s’imposer des limites, celles-au-delà desquelles la passion devient dévorante, littéralement.

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