Le monde du cheval et les histoires d’argent

Être propriétaire d’un cheval que du bonheur…..

On se dit : Yes sitôt payé le cheval, je peux monter quand bon me semble moyennant une pension raisonnable que je n’aurais aucun mal à dénicher parce que je suis plus futée que les autres…. Mais non seulement je déchante vite, je ne suis pas plus maline que les autres mais pire encore, je crois que la pension du bonheur ou tout est parfait, le rapport qualité/prix de rêve, avec des gens toujours de bonne humeur pour d’occuper au mieux des petits tracas au quotidien de votre cheval qui ne manqueront pas d’arriver, n’existe tout bonnement pas. Le soucis de votre cheval n’aura pas été perçu à sa juste mesure, ou on vous aura envoyé paitre sans ménagement en vous disant que votre cheval se porte comme un charme et que vous n’y connaissez rien, laissez donc les pros faire leur boulot, ou bien alors, oui votre cheval n’est pas sorti depuis deux jours mais à qui la faute s’il y a 40 chevaux pour seulement 8 paddocks!!! C’est quand même pas la faute du propriétaires de l’écurie si tous les gens du coin ramène leur bourricot chez lui quand même!!!

Combien ça coûte ?

Malheur à vous si par hasard votre monture attrape des poux et en refile au voisin cela vous vaudra a vous et à votre fidèle compagnon plusieurs semaines de mise à l’acart et de railleries. Peu importe que les dits poux aient été chopés au pré et que cela eu pu arrivé à n’importe quel cheval, c’est le votre qui s’est avéré être le véhicule des vilaines petites bêtes et pour cela il vous en sera tenu rigueur comme il se doit.

En bref nulle pension n’est parfaite, de même que nul cheval n’est parfait ou que nul propriétaire ne l’est. Il faut faire avec et je dois avouer que notre seconde tentative dans ce registre fut assez satisfaisante. Hormis quelques heurts suffisamment violents pour que tout le village entende le contenu de la dispute que j’ai avec le propriétaire de la pension ou nous sommes, les choses suivent gentiment leur cour et les chevaux me semblent bien traités: bien nourris, vermifugés régulièrement, les boxes sont fait tous les 15 jours, paillés tous les jours, les chevaux sont sortis tous les jours, et je suis surveillée de près dès que je pose mes fesses sur l’un de mes chevaux de peur que malheur ne m’arrive. Peut-être suis-je un peu trop guettée à mon gout mais il faut dire qu’avec les précédents familiaux à savoir mon mari à l’hôpital, je comprends que la famille puisse faire l’objet d’une surveillance rapprochée

Notre vénéré hôte a mauvais caractère, il est bourru mais au fond, vraiment au fond a vraisemblablement bon coeur et si j’osais je dirais qu’il réfère les chevaux aux hommes ce qui, pour l’usage que j’en fais me conviens très bien. C’est pas compliqué si un truc ne va pas avec un cheval c’est forcément la faute du proprio en aucun celle de la pauvre bête qui l’aura fichu par terre, ou l’aura traîné, ou même lui aura mis un coup d’antérieurs sur les épaules: c’est-y pas mignon!!!

Il faut dire, que le monsieur est eleveur de SF. Donc nous avons la chance d’avoir tout pleine d’entiers aux écuries, et pas des petits encore, rien moins que des machins qui toisent dans les 1M80 et chauds comme la braise comme il se doit. Et comme j’ai désormais le privilège d’avoir une jument je me garde bien d’oublier ce menu détail. C’est avec un oeil d’épervier que je repère qui est au paddock (entier, hongre, ou jument), quand je dois sortir ma nenette.

Pour en revenir aux sous : ma pension est raisonnablement onéreuse si l’on peut formuler les choses ainsi. 330 euros par mois, paddock et foin compris puisque dans de nombreuses pensions se développent la facturation à part de ces services de base. Sauf que bien sur à cela s’ajoutent les ferrure à raison de toutes les 6 semaines environ, comptons donc 90 euros TTC de plus, et pas un mois ne passe sans que pépère ou mémère n’ai besoin de voir le véto. Donc je dirais à vu de nez que par cheval il me faudrait compter pas loin de 420 euros par mois. Oups m**** tant que ça! Ah bah là je comprends mieux pourquoi nos comptes sont complètement en berne depuis quelques mois. J’avais beau en avoir une vague idée, le fait de voir tout ça si objectivement écrit, ça me fait froid dans le dos. Bon pour ceux qui auraient pris du retard, je rappelle que nous avons deux chevaux en pension, et un au pré qui attend un nouveau propriétaire (en vente quoi!) , soit deux boxe et un pré par mois.

Acheter un cheval ou continuer avec celui du club ?

Alors en conclusion, il ne faut jamais mais alors au grand jamais se dire que lorsque l’on sera propriétaire d’un cheval on fera des économies, qu’on aura plus besoin de prendre des cours dans un club même si le dit club est cher. C’est faux archi-faux. Le cheval même payé coute affreusement cher. Et le matériel, qu’en dire? N’allez pas croire, qu’une selle, un tapis et un filet suffiront! non, non, non….. Il vous faudra encore, licols, longes, chambrière, tout le nécessaire de pansage, une trousse de premier secours pour les soins de base qui aura une facheuse tendance à prendre du volume les mois passant, un surfaix, de enrênements, des cloches, des protections, des insecticides pour l’été et j’en passe…. Et plus encore si vous êtes coquet ou coquette avec votre cheval ou dans ce cas il vous faudra un tapis pour chaque jour de la semaine, divers frontaux, et pouquoi pas une selle dressage, une selle trec….. A l’arrivée si vous vous êtes contenté d’un cheval aux modestes origines disons OI ou ONC voir un trotteur ou un PS reformé des courses vous aurez sans aucun doutes plus cher de matériel que d’équidé.

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